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26 janvier 2021

Moi, résident•e #5 : Michel Burstin, Bruno Rochette et Sylvie Rolland

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Dans cette période de grands bouleversements, on se console avec la chance qu’on a de pouvoir accueillir les artistes et les compagnies en résidence pour leurs créations.

On en a donc profité pour poser quelques petites questions à Michel Burstin, Bruno Rochette et Sylvie Rolland, en résidence du 18 au 29 janvier au Grand Parquet à l’occasion du crash test de leur spectacle Terreur.


Si vous deviez nous raconter votre spectacle à la manière d’un film de super-héros ?

Imaginez Topgun-woman aux commandes de son avion supersonique qui part à l’attaque contre l’ennemi islamiste.

Sa mission ? Sauver 70 000 spectateurs dans un stade, en train de d’assister insouciants à un grand match de foot international… Comment ? Empêcher l’avion de ligne détourné par le terroriste de s’écraser sur le stade…

Topgun-woman, à la toute dernière minute, déclenche les Sidewinders : elle abat l’avion… et les 164 personnes à bord… contre les ordres de ces supérieurs.
Alors, super-héroïne ou criminelle ? A vous de décider. Vous êtes les jurés de son procès.

La maison d’artistes « idéale » pour vous, ce serait quoi ?

Sincèrement, ça ressemblerait au Grand Parquet… sans les mouettes!!!! Un endroit où on ait à la fois une grande liberté pour travailler, et un soutien à toutes les questions parfois saugrenues, parfois caduques une heure plus tard, qui peuvent apparaître pendant cette période de recherche.

Comment expliqueriez-vous ce qu’est « une résidence » à ma grand-mère ?

Écoute moi, Mammy. Une résidence, c’est comme une grande marmite un peu magique. On met plein de trucs dedans, parfois on doit en enlever certains en cours de route, on mélange, on voit ce qui se passe, parfois on jette, mais pas tout, on recommence en variant les proportions et l’ordre, on jette encore, on regrette d’avoir jeté, alors on essaie de retrouver ce qu’on avait, on y arrive pas toujours, parfois c’est mieux d’ailleurs… et à la fin, on partage ce qu’on a trouvé, avec des gens à qui on demande de l’indulgence, de l’imagination, de la bienveillance et du respect, en essayant de leur donner à eux, et de prendre nous aussi, un maximum de plaisir. Tu vois, Mammy, c’est pas bien compliqué.

Avez-vous un rituel avant ou pendant une résidence ?

Pas de rituel. Juste être ouverts, réactifs et inventifs.

Durant cette résidence, as-tu compris (ou découvert) quelque chose de nouveau sur ton spectacle ?

TERREUR sera créée en mars et la résidence au Grand Parquet est le premier moment où nous passons du travail à la table au plateau. C’est donc un moment nouveau, comme toujours, avec une nouvelle phase au plan de la direction d’acteurs. Être au Grand Parquet nous permet de tester différentes mises en espace pour ce spectacle qui aura deux versions scénographiques : en salle et hors les murs. Pour ce procès-fiction, nous voulons intégrer au maximum les spectateurs au dispositif scénique.

Un dernier mot à nous dire ?

Grand Merci au Grand Parquet ! L’accueil est tellement chaleureux, on se sent comme à la maison… On va peut-être s’installer définitivement ! 😉


Merci Michel, Bruno et Sylvie, et belle route à TERREUR. On suivra avec beaucoup d’attention l’aventure de votre spectacle !


Présentation réservée aux professionnels vendredi 29 janvier à 14h réservations à l’adresse resa@legrandparquet.fr

© photo Grand Parquet