feuille de salle
Rose
Isabelle Hubert, Mario Borges, Carol Cassistat
28 janvier → 7 février
grande salle
1h • dès 11 ans
Après une adolescence difficile, Rose est devenue une adulte équilibrée. Alors que son fils de 15 ans est assailli à son tour par les tourments de l’âge ingrat, elle cherche de l’aide auprès d’un psychologue, et revit des moments douloureux de son histoire. Entre présent, futur et passé, naît une improbable amitié entre la jeune Rose et Victor, un ado singulier qui parle trop et fuit la lumière. Ensemble, ils traversent la douleur et la reconstruction.
Rose est une ode à la vie empreinte d’humour et de tendresse.
texte Isabelle Hubert / mise en scène Mario Borges, Carol Cassistat / jeu Pierre-Yves Charbonneau, Éva Daigle, Célia Gouin-Arsenault, Félix Lahaye / assistance à la mise en scène Amélie-Claude Riopel / scénographie Odile Gamache / costumes Noémie Richard / environnement sonore Stéphane Caron / assistant à la spatialisation sonore Robert Caux / sonorisateur consultant Frédérick Bélanger / lumière Renaud Pettigrew / vidéo Julien Blais / direction de production Sandy Caron / direction et régie technique Rébecca Brouillard, Frédérick Bélanger / direction artistique Joachim Tanguay / régie générale tpv Virginie Watrinet
production Théâtre Bluff, Théâtre du Gros Mécano / Lauréat du Prix Louise-Lahaye 2025 volet adolescence
Un jour, ma fille de 15 ans s’est assise dans l’escalier et nous a dit : « Je ne suis pas bien. Vraiment. Je pense que je voudrais mourir. »Ça faisait des mois qu’elle ne riait plus, qu’elle boudait, qu’elle claquait les portes, qu’elle soupirait en allant à l’école.Nous lui disions : « Hop ! Hop ! Hop ! Regarde comme le soleil est magnifique ! »En vain.Ce jour-là, j’ai compris que c’était sérieux.Que la mauvaise humeur des derniers mois n’était pas un caprice d’adolescent.Et, comme un flash, j’ai pensé à tous ces articles, ces posters, dépliants, messages publicitaires qui invitent les jeunes à demander de l’aide… À parler !Et j’ai pensé : « Misère ! Encore faut-il qu’ils soient entendus ! »Avions-nous bien écouté notre fille ?Tout en invitant les jeunes à parler, peut-être faudrait-il s’assurer que les adultes les écoutent ?
Aujourd’hui, ma fille va mieux. Plus que mieux, même. Elle est allumée et heureuse.Forte de son expérience, elle ne cache rien de ce passage qui l’a façonnée. Elle choisit la lumière et la parole. Refuse le silence et le tabou.Elle souhaite que son expérience puisse aider d’autres jeunes.Elle veut leur dire : « Oui, on peut guérir ! Oui, il y a une lumière au bout du tunnel ! On finit par trouver sa place. Et, si la vie est difficile, elle est aussi infiniment belle ! »Alors elle raconte son histoire à qui veut l’entendre.
Cette résilience extraordinaire m’a inspirée pour écrire Rose.Comme ma fille, j’ai voulu qu’on puisse aborder ce sujet délicat, mais crucial.
Parce que l’éviter fait justement parti du problème.J’ai voulu dire aux jeunes : « Nous vous entendons ! »« Nous vous comprenons ! »« Vous n’êtes pas seuls ! »« Voici des outils ! »
J’ai voulu écrire un texte qui puisse inspirer aux jeunes le courage de dire : « Je ne suis pas bien ! »Parce que tous les jeunes n’ont pas, comme ma fille, la capacité naturelle de se confier.L’adolescence est un passage difficile. Tout le monde en convient.On se cherche, on doute, on change, on se trouve laid, on a des sautes d’humeur, on doute de tout (et surtout de nos parents), on se chicane avec nos amis, on rencontre des échecs, on veut tout le temps dormir, on est obligé de faire plein de choses ennuyantes, personne ne nous comprend. Un cauchemar hormonal et identitaire que nous avons tous traversé.Or, en 2026, ballotés entre une échéance environnementale bien réelle, le recul de la démocratie, la montée de la haine et des manifestations récurrentes de racisme et de sexisme, les adolescents ont de quoi s’inquiéter. Et ils s’inquiètent.
Rose est une réponse à ce mal de vivre bien contemporain qui est loin d’être une lubie.Une réponse que je souhaite intelligente et dans laquelle je mets le meilleur de ma bonne foi, de mon empathie, de mon doigté et de mon humour.Pas question de choisir la fuite.Je propose d’affronter le monde et ses difficultés.D’y faire face.Et de trouver des solutions.
Isabelle Hubert
autour du spectacle
→ ven 30 jan (à l’issue de la représentation) : vous restez diner ? Dînez à la table des artistes, autour d’un menu imaginé par notre cheffe. 15 € / personne avec boisson (réservation obligatoire et possible lors de l’achat de votre place).
→ dim 1er fév à 15h30 : bande à part ! garderie artistique pendant le spectacle / diffusion de courts métrages. 5€/enfant (5-12 ans) et gratuit pour les détenteurs du pass tpv. Réservation obligatoire sur resa@theatre-paris-villette.fr ou au 01 40 03 72 38.
bar-restaurant
tapas à picorer ou plat du jour, c’est selon votre gourmandise !
ouvert avant et après le spectacle