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BILLETTERIE
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feuille de salle

Cavalières

Isabelle Lafon

16 & 27 juin
grande salle
1h45 / théâtre

Denise est entraineure de trotteurs. Désignée comme tutrice légale de Madeleine, une enfant dite handicapée, elle a l’intuition que pour Madeleine il serait bien d’être à plusieurs. Elle passe une annonce pour trouver trois autres femmes avec qui cohabiter en posant trois conditions : avoir un rapport au cheval, s’occuper de Madeleine et n’apporter aucun meuble. Denise ainsi que les trois femmes retenues sont chacune à la croisée de leur vie. La tentative pour ces quatre cavalières serait d’habiter ensemble et de faire famille autour de Madeleine.

Une pièce sensible et poétique sur notre manière de vivre et de nous réinventer ensemble.


conception, mise en scène Isabelle Lafon / écriture, jeu Sarah Brannens, Karyll Elgrichi, Johanna Korthals, Isabelle Lafon / lumière Laurent Schneegans / assistanat à la mise en scène Jézabel d’Alexis / costumes Isabelle Flosi / administration Daniel Schemann / presse Nathalie Gasser avec l’aide précieuse de Vassili Schemann / régie générale tpv Guillaume Albo


production Compagnie Les Merveilleuses / coproduction La Colline – théâtre national / avec le soutien de l’Adami / / la compagnie Les Merveilleuses est conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Ile-de-France / diffusion Emmanuel Magis, Mascaret production Cavalières a reçu en 2024 le Prix de la meilleure création d’une pièce en langue française décerné par le Syndicat Professionnel de la critique.


note d’intention

Ce n’est pas un spectacle sur le cheval, non, ce sont des moments traversés par quatre femmes qui ont chacune un lien avec le cheval.

Qui sont-elles ? Et pour qui se prennent-elles ? Se connaissent-elles ? Oui et non… Est-ce qu’elles montent à cheval ? Pas toutes probablement, pas toutes. Elles ont en commun d’être très « cavalières », au sens d’avoir un comportement impertinent, insolent, audacieux. Il ne faut ni les énerver, ni les brusquer.

J’avais aussi posé comme consigne aux comédiennes d’utiliser par moments la forme épistolaire, de « retenir » le dialogue… (comme dans certains romans du 18e siècle). J’ai eu l’intuition que cela nous obligerait lors des improvisations à nous exprimer différemment, avec ce décalage, cette intensité que procure l’adresse à un autre par l’intermédiaire de la lettre.

De même que Pina Bausch disait « dansons, dansons, sinon nous sommes perdus », j’ai dit : « écrivons-nous des lettres, écrivons nous sinon nous sommes perdues. »

À l’hippodrome, l’entraineur de chevaux s’appelle un « metteur au point », et au théâtre, je crois que je rêve plus de mettre au point des choses inédites créées en commun, que de faire une mise en scène parfaite, trop fixée. Le récit se fait à la volée, avec cette légère bancalité qui est aussi le propre de Madeleine. Des tentatives sans cesse renouvelées pour ces quatre femmes d’entrer en relation avec quelque chose de plus fort que l’amitié, avec le concret rapide brutal du champ de courses, en tempo constant, et le coeur cheval qui bat toujours et toujours. Le cheval qui se glisse, avec son attention, ses ruades, sa sensibilité, ses allures, son imprévisibilité.

Isabelle Lafon